Elle est là :)

Un petit mot rapide en direct de la maternité pour vous annoncer l’arrivée de mon bébé, Clara, née le 15/11. Merveilleuse. Je n’ai pas de mots à la hauteur…! On va très bien, on se repose avant notre retour à la maison. Bise à tous et à très bientôt.image

Gâteau aux pommes…qui change !

IMG_0798Un de mes (nombreux) plaisirs d’automne, c’est la cueillette des pommes. Depuis qu’on vit à la campagne on a adopté ce rituel. Il faut dire qu’on a la chance d’habiter tout près d’un verger bio, essentiellement de pommes, avec une vingtaine de variétés, mais aussi de poires et de prunes.

En octobre, par une magnifique journée ensoleillée, nous sommes donc allés cueillir une dizaine de kilos de belles pommes ! Essentiellement des jonagold, des canadas et des melrose. Ces variétés étaient alors à maturité et ouvertes à la cueillette. Je ne savais pas que les jonagold c’était si bon, juteux, sucré, parfumé avec un petit gout d’amande, un vrai délice. D’ailleurs, il n’en reste plus, snif ! On a fait de la compote, des gâteaux, et bien sur, on en a croqué plein ! Je ne sais pas si c’est la grossesse, mais cette année, je suis littéralement accro aux fruits !

Gâteau aux pommes, qui change… oui, mais de quoi ? Eh bien, généralement, un « gâteau aux pommes » ça a une connotation un peu banale vous ne trouvez pas ? Celui ci est subtil et raffiné, j’adore cette dessert, trafiqué à partir d’une recette de Trish Deseine, dont je révère la gourmandise ! Peut-être dans Et mourir de plaisir: 100 desserts à tomber… Je ne sais plus, j’ai recopié depuis mon carnet…


Ingrédients

Il y a une pâte et un dessus crousti-fondant de pommes, sucre et amandes. Moi qui n’aime pas quand il y a trop de cannelle, j’ai réduit un peu la dose, qui était de 2 cuillers à soupe dans la recette originale, à vous de voir !

La pâte

  • 125 g de beurre demi-sel
  • 125 g de sucre rouxIMG_0805
  • 2 œufs
  • 15 cl de crème
  • 200 g de farine
  • 1/2 cuil. à café de cannelle

Le dessus

  • 3 pommes
  • 3 c. à soupe de farine (T.65 ou plus)
  • 3 c. à soupe de vergeoise
  • 3 c. à soupe d’amandes en poudre

Préparation

  • Préchauffez le four à 180 °C
  • Préparez la pâte : Mélangez le beurre mou, le sucre et la cannelle jusqu’à ce que ce soit mousseux. Ajoutez les oeufs un par un, en battant à chaque fois. Ajoutez la crème fraîche puis la farine et battez de nouveau.
  • Préparez le dessus du gâteau : Pelez les pommes et coupez-les en tranches fines. Mélangez-les avec la farine, la vergeoise et la poudre d’amandes.
  • Beurrez le moule et versez-y la pâte et recouvrez avec les pommes. Cuire four 1 h environ : le dessus doit être croustillant.
  • C’est prêt ! Ca peut se manger tiède ou froid, pourquoi pas avec une boule vanille ou un peu de crème fouettée ?

Et vous, que faites vous d’original avec vos pommes ?

A moi pour toujours de Laura Kasischke et autres romans

Laura_Kasischke_2011_NBCC_Awards_2012_ShankboneLaura Kasischke est sans doute mon écrivain contemporain préféré. Oui, encore une femme, encore une américaine ! 

Aussi j’ai entrepris de lire tous ses romans, elle en a écrit une dizaine. Aux Etats-Unis, elle est également une poétesse reconnue mais on ne trouve pas encore de traduction de ses recueils en français, et je ne suis pas assez calée pour apprécier la VO je pense. En quelque mots : elle est profeseur d’anglais et d’écriture à l’université du Michigan. J’adorerais être une de ses élèves, je me reconnais en effet énormément dans les éléments fondateurs de ses récits. Si j’écrivais, je crois que j’aimerais faire ce qu’elle fait ! Je vous conseille de lire ses interviews, faciles à trouver sur internet, pour découvrir à quel point c’est une personne intéressante et inspirante.

A moi pour toujours (Be mine) date de 2007 et met en scène la vie d’une prof de fac qui reçoit des petits mots d’un admirateur secret. Intriguée, elle va bientôt devenir obsédée par ce mystère, sans pouvoir contrôler le tourbillon qui va peu à peu se déchaîner sur sa vie…Dans une ambiance assez vénéneuse, à la limite du thriller, sans jamais verser du côté polar, c’est un roman qu’on ne lâche pas avant de connaitre le dénouement! Le couple, les rapports filiaux et le désir féminin sont passés au peigne fin, et comme souvent dans ses textes, on est vite rattrapé par une sensation de malaise, qui perdure après la fin du livre…

 

Quelques points récurrents dans l’oeuvre de Laura Kasischke 

  • Les thèmes : les rapports amicaux, amoureux, familiaux, les saisons, les failles dans des existences en apparence bien réglées et qui déraillent, la mort et les animaux morts.
  • L’environnement : ni trop urbain ni très rural des petites villes et les campus universitaires…
  • Les personnages : Généralement les personnages principaux sont des femmes, issues des classes moyennes voir supérieures. Mères, épouses, ou adolescentes.
  • Le style : Je pense qu’on peut parler de roman psychologique, où la subjectivité et le ressenti du personnage principal définissent l’angle sous lequel est perçu le réel et construit le récit. Sensoriel, intérieur et flirtant parfois avec le fantastique, davantage dans les images que dans la narration à proprement parler.
  • La construction du récit : En apparence simple et linéaire ! Mais la réalité peut être reconsidérée à tout moment, les fragments de l’histoire peuvent se recomposer différemment…vous êtes prévenus 😉

Lus / A lire (chouette, il m’en reste !)

  • Déjà lus : Esprit d’hiver, Les revenants, En un monde parfait, La couronne verte,
  • A lire : Un oiseau blanc dans le blizzard, La vie devant ses yeux, A suspicious river, Rêves de garçons et toute l’oeuvre poétique.

Un super portrait d’elle, paru dans le livre L’Amérique des écrivains, que je vous recommande vivement.

 

Et vous, aviez-vous déjà entendu parlé d’elle ? Avez-vous envie de découvrir ses romans ?

Quelques pensées de fin de grossesse

IMG_0813Une période magique, un état sensible, fait d’écoute, de curiosité et d’émerveillement… Voilà comment je décrirai ces neufs mois.

Plus que deux toutes petites semaines. Bébée est prévue pour le 14 novembre. Evidemment j’entame cette dernière phase avec un mélange de hâte, une légère appréhension (de moins en moins à mesure que la date approche, toutefois) et aussi quelques sensations « pré-nostalgiques » parfois !

Pourtant j’imagine que lorsqu’elle sera là,je serai captivée par le fait de la découvrir, mais j’aime tellement la sentir bouger dans mon ventre, je me suis tellement habituée à ce que nous soyons deux, au mystère et à la magie que tout cela représente ! En fait, j’ai tout simplement adoré cette première grossesse ! Bien sûr il y a eu les coups de fatigue, les symptômes désagréables, le poids, l’essoufflement, l’angoisse parfois…

Mais c’est une révélation ! D’une part un sentiment de plénitude, physique comme psychologique, voire spirituelle. Je suis une mère !  Et la complicité avec mon compagnon s’en est trouvée encore renforcée, on a eu des moments magnifiques. Je me souviendrai toute ma vie du test positif, de la première et de la seconde échographie… Au cours de ces neufs mois, j’ai appris aussi à voir certaines choses différemment. Je sais que j’ai déjà changé, c’est un changement profond, qui impliquera sans doute pas mal de modifications à l’avenir. J’espère que ça se concrétisera professionnellement en tout cas.

J’ai aussi adoré me plonger dans cet univers. Une vraie découverte, je viens d’une famille où les bébés sont rares, et dans mon cercle d’amies, les enfants sont grands ou pas encore là ! Le monde des bébés ne m’est pas du tout familier, il y a encore quelques années, je ne savais pas d’ailleurs pas si je voudrai devenir maman un jour.

Et il y a 9 mois je ne savais pas ce que c’était, un body ! Finalement tous les préparatifs matériels m’ont limite passionnée, je m’émerveille sur des choses dont je n’avais jamais soupçonné l’existence, ou auxquelles je n’avais guère prêté attention ! Du liniment oléo-quoi ? Calcaire ? Ah … Eh bien, ça y est, il trône sur l’étagère spéciale bébé ! Refaire le nez d’un lapin en peluche au crochet ? Yes I can !

J’ai aussi rencontré des gens avec une approche formidable, comme la sage-femme qui m’a suivie, les puéricultrices de la PMI, que j’ai rencontrées lors d’un atelier sur l’allaitement, l’obstétricien de la clinique où je vais accoucher… Toutes ces personnes, passionnées, passionnantes et avec un talent pour l’écoute que j’ai rarement eu l’occasion de constater ailleurs.

J’ai aimé partagé ces découvertes avec des amies ou collègues, déjà maman et qui ont accueilli avec bienveillance et gentillesse la bonne nouvelle et toutes mes questions. J’ai aussi adoré partager cet « état » avec une amie perdue de vue depuis trop longtemps, et qui me précède de deux mois. Et aussi avec toutes les futures mamans, comme moi, pleines de questions, lors des séances de préparation. C’était d’ailleurs drôle de comparer l’état d’esprit des « primipares » avec celui des futures mamans d’un deuxième ou d’un troisième ! Quand la sage femme a demandé où en était des préparatifs, tout était calé ou presque trois mois avant pour les premières, et rien encore pour les secondes, qui ont rigolé en disant qu’elles verraient vers la fin !

Je suis un vrai bisounours en ce moment, je sais…

J’espère maintenant que la dernière phase se passera aussi bien.

La prochaine fois, je listerai les anecdotes et les moments pénibles, juste pour rire !

Poitrine de porc confite aux légumes d’automne

Bonjour à tous  et toutes ! Vous avez un peu de temps devant vous et envie d’un plat de saison réconfortant ? Testez la poitrine à basse température ! Avec l’association sucrée / salée en guise de garniture, avec la courge et les fruits, c’est vraiment un régal et ça change un peu. Très facile à faire, c’est la cuisson lente qui fait tout le travail et donne une viande tendre et parfumée. IMG_0797

Ingrédients pour 4 gourmands

  • 900 g de poitrine de porc fraiche (non fumée)
  • 4 à 6 Pommes de terre
  • 2 Carottes
  • 1/2 Courge Butternut
  • 1 Oignon
  • 2 Poires
  • 2 Pommes
  • Sel, poivre, paprika, huile…

Préparation

– Entaillez la couenne du morceau de poitrine (c’est le charcutier me l’a fait), ainsi la graisse viendra arroser la viande durant la cuisson et elle ne sèchera pas. Placer dans un grand plat avec un peu d’huile d’olive, d’eau, de sel, de poivre et de paprika. Démarrez  à froid, à 160°C dans le four. Laissez cuire une heure.

– Pendant ce temps, épluchez les légumes et les fruits, et coupez-les en petits cubes. Rincez les.

– Baissez le four à 140°C et ajoutez les légumes dans le plat, arrosez les avec le jus de cuisson. Eventuellement ajoutez un peu d’eau si cela vous parait un peu trop sec. Retournez le morceau de viande et au bout d’une demie heure, replacez le comme au début. Remuez de nouveau les légumes puis couvrez avec une feuille de papier sulfurisé (je préfère éviter l’aluminium).

– Poursuivez la cuisson pour une dernière demie-heure, ce qui nous fera 2H30 de cuisson en tout ! Laisser reposer un peu avant de servir (et aérez la cuisine, il y fait peut être un peu chaud….!).

C’est prêt à déguster, bon appétit les gourmand(e)s !

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