Minis pains perdus, où comment préparer un goûter quand les placards sont vides!

IMG_1095.jpg…Et que les magasins sont fermés, 25 décembre oblige !

Ce jour là, des copains se sont invités pour le café, on n’allait pas leur servir sans rien à grignoter quand même ! Seulement voilà, dans notre petite ville, impossible de trouver la moindre échoppe ouverte. Pas de assez de farine pour faire un cake ou des biscuits… Que faire ?!

Idée (de génie!), à la vue des toasts briochés à peine entamé de la veille au soir, un peu de lait, du sucre, un oeuf, le tout bien battu pour la phase de trempette des toasts, puis du beurre dans la poêle afin que ça dore bien des deux côtés. Et enfin , un peu de confiture, ici mangue et groseille, et c’était parti ! L’honneur gourmand était sauf et en plus c’était vraiment bon !

Bonnes fêtes à tous !

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Cria Cuervos de Carlos Saura

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Élève des corbeaux. Elève des corbeaux et ils t’arracheront les yeux.

Ok, ok, on n’est pas dans la brulante actualité mais qu’importe ! Le film est sorti en 1976 et je le vois pour la première fois en 2015, c’est mon actu à moi !

Bien sûr, de ce film,  je connaissais la chanson emblématique : Porque te vas. J’adore, et heureusement car dans le film on l’entend un certain nombre de fois ! Et c’est à peu près tout. Mais quelle découverte !

Pour la petite histoire, le film est raconté à travers les yeux d’Ana, une petite fille jouée par la super mignonne Ana Torrent. Elle est élevée, avec ses soeurs, par Rosa, la gouvernante, et par sa tante suite au décès de ses parents.

J’ai adoré la grande poésie du langage de Saura, un véritable hymne à l’imagination, sans concession quant au monde des adultes, et sans idéalisation non plus de l’enfance. Charmant, onirique, cruel, et absolument moderne ! Mention spéciale à Géraldine Chaplin, qui joue la mère d’Ana et dont l’interprétation m’a profondément émue. Et puis vive les 70’s au cinéma, non ?

 

La naissance, moment terrible et merveilleux

FullSizeRenderLa naissance de Clara, c’est aussi ma naissance en tant que Maman. J’ai eu beau lire beaucoup de choses sur l’accouchement, sur l’arrivée de l’enfant, rien ne s’est passé comme je l’imaginais et rien ne prépare vraiment à ce torrent d’amour qui s’est déversé en moi à l’instant où je l’ai vue la première fois, et à chaque fois depuis.  J’ajouterais aussi que pendant la grossesse, on entend certes des tas de choses, mais on entend seulement ce qu’on est prête à entendre …!

 

Clara a aujourd’hui un peu plus de trois semaines. Déjà ! Tout va bien, pour nous deux. Il y a tellement à dire… je n’ai pas eu les mots pour écrire avant, ni le temps, ni les idées trop claires je l’admets ! Mais même si c’est un peu fouillis, que j’en parlerai sans doute à travers plusieurs billets, j’avais envie de partager avec vous quelques fragments de cette aventure  🙂

Bébée est née à J +1, soit le 15/11. Suite à une fissure présumée de la poche des eaux, je suis entrée le 14 au matin à la clinique, et ils m’ont gardée, c’était bien ça (ouf!), associé à un début de travail. Mais le soir à 21h, j’étais toujours à 1 cm de dilatation, malgré des contractions de plus en plus douloureuses. Nuit assez éprouvante, et pas d’avancement du travail.. dur pour le moral ! J’ai fait tous les couloirs de la clinique, lu tous les panneaux, testé tous les distributeur de gel antibactérien…. jusqu’à 9h du matin, enfin à 3 ! Bonne nouvelle, c’est assez avancé pour éviter une maturation du col, ce qui aurait pu prendre de nouveau 24h, et il est alors décidé de lancer le travail grâce un déclenchement. Concrètement, ça passe par le biais d’une perfusion d’ocytocine, qui a pour effet d’augmenter l’efficacité des contractions…et donc leur intensité. Je confirme que l’idée de tenter sans péridurale, qui m’avait effleurée durant la grossesse, a très très très vite été oubliée ! J’ai tenu jusqu’à 4, à 13h environ, déjà bien crevée par la journée et la nuit passée. Et j’ai demandé à l’avoir avant que l’on perce la poche des eaux, parce qu’il parait qu’après, ça devient plus douloureux.

Pas très agréable, la pose de la péridurale, mais pas non plus à la hauteur de la montagne que je m’en faisais. (J’avais aussi peur de la pose que de l’accouchement, limite !). je n’ai pas regretté, j’ai passé les heures qui ont suivi de manière très cool, la dilatation a progressé d’1 cm par heure, et moi hyper détendue, au chaud, allongée, j’ai enfin plus me reposer. Vers 19h, dilatation complète, la sage-femme qui m’a accompagnée (une super géniale personne) fait un dernier examen, avant le changement d’équipe, je suis déçue qu’elle ne soit pas là pour l’accouchement mais c’est ainsi…. Bébé a commencé à descendre mais à tendance à bouger, elle s’est un peu tournée, et regarde vers le ciel. Elle la remet en place. Quand la gynéco (…de garde, c’est dimanche soir, et donc c’est quelqu’un que je ne connais pas) arrive pour l’accouchement, bébé a de nouveau bougé. Malgré les poussées, elle ne descend pas. La gynéco s’agace. Telle machine ne marche pas, stress dans la salle. Ca plombe l’ambiance, je n’ai pas aimé du tout son approche. Revirement de situation, la décision est prise, elle est descendu dans le bassin intermédiaire mais n’arrive pas à descendre plus. Ce sera une césarienne ! Je n’avais jamais pensé que ça allait m’arriver ! Que ça pouvait m’arriver. J’y reviendrai peut-être dans un autre article, car je ne suis pas encore prête, car ça a été un choc énorme, sur plusieurs plans, dont je me remets doucement.

Clara arrive enfin, à 22H11. Le moment où je l’entends crier et où on nous la présente est incroyable. Son regard, sa voix ! C’est elle ! Elle est là ! Elle fait 52 cm et 3,420 kg.

Très vite, elle part faire du peau à peau avec son papa, pendant qu’on finit mes soins. De la suite, je garde une souvenir un peu fou, et un peu flou aussi, auquel il me manque des bouts, l’épuisement et les médicaments sans doute. J’ai envie qu’on nous laisse enfin tranquilles tous les 3, ça n’arrivera qu’à 3 heures du matin. Mon cerveau et mon corps ne peuvent plus rien assimiler de plus.

Je suis restée une semaine à la maternité et même si j’ai été super bien entourée et conseillée, j’ai vraiment adoré rentrer ! Malgré les nombreux avertissements, je me suis tout de suite sentie hyper à l’aise à la maison. J’allaite, et ça aussi ça se passe super bien. Et cerise sur le gâteau, elle commence à faire ses nuits (23h-7h du matin puis 8h-10h dans le meilleur des cas !)

La naissance de Clara a été un moment merveilleux, terrible et merveilleux. Terrible parce que puissant, violent, profond. Merveilleux parce qu’unique. Je découvre cet Amour bouleversant.